dimanche 9 décembre 2007

Assassin's Creed


Jusqu'à présent, je ne connaissais d'Assassin's Creed que ses vidéos bluffantes et le charmant sourire de Jade Raymond, n'étant pas celui qui avait pu poser ses mains sur le pad à l'E3 dernier. Il était grandement temps de passer aux choses sérieuses et de revenir à l'essentiel : le jeu. Rendez-vous était donc pris dans les locaux parisiens d'Ubisoft pour, pad en mains, se faire une idée plus concrète, bien que pas encore définitive, sur les aventures d'Altair, le tueur à gages du Moyen Âge. Ce second contact avec le jeu prend la forme d'une rapide démonstration menée par le directeur de la création, Patrice Désilets en personne. D'emblée, on constate qu'on ne va pas être embarrassé par l'interface qui sait parfaitement se faire discrète. Sans doute pour laisser à la qualité graphique la place pour s'exprimer. Pour ceux qui l'ignorent, Assassin's Creed est un titre dans lequel vous êtes chargé d'éliminer des personnages importants au Moyen-Orient à l'époque des Croisades. Avant d'atteindre sa cible principale systématiquement réfugiée au milieu d'une grande ville de la région reconstituée à l'identique d'après des archives historiques, le héros devra mener des enquêtes mais aussi reconnaître le terrain. Pour la première phase, il s'agira le plus souvent d'approcher suffisamment quelques quidams afin d'entendre ce qu'il a à dire qui pourrait vous être utile : position exacte de la cible, éventuel chemin dérobé pour pénétrer dans une forteresse, etc. Les phases de reconnaissance sont infiniment plus spectaculaires puisqu'il s'agit de grimper au sommet d'édifices vertigineux autour desquels vole un rapace pour profiter du talent "Oeil d'aigle" d'Altair. De là-haut, le personnage décèle et indique sur la carte tous les ennemis, les endroits où se cacher, etc. Et, une fois que c'est fait, rien n'empêche cet acrobate de retrouver le plancher des vaches en exécutant l'un de ses fameux "Leap of Faith", un saut de l'ange qui se terminera dans une meule de foin salvatrice. Pour être montés tout en haut du point le plus élevé du jeu, la flèche d'une cathédrale, croyez-nous quand on vous dit que le résultat est vraiment bluffant comme l'a été notre petit coup d'oeil alentour qui nous a permis d'admirer en même temps la profondeur de champ et la qualité du rendu graphique.

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